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Covoiturage villageois

Véhiculer ceux qui n’ont pas de voiture ou qui veulent s'en passer – voici une formule simple, sympa, pas chère … et efficace.

Comment ça marche ?

Le passager fait sa demande, généralement la veille, sur une liste de diffusion et/ou un groupe WhatsApp, par exemple : « qui peut me ramener de la ville jeudi soir vers 18h ». Plusieurs dizaines de voisins voient la demande. Un ou plusieurs conducteurs se proposent. Le passager choisit son conducteur et le contacte pour convenir du rendez-vous.

Ce n'est pas une plateforme de covoiturage. Les conducteurs ne font pas d'offres de trajets. Le système fonctionne uniquement à partir des demandes des passagers.

Le passager est inivité à laisser une petite contribution dans la voiture du conducteur. Le montant est de l'ordre de 10 cts / km, arrondi à un ou deux euros. Cette contribution a pour but de mettre le passager suffisamment à l'aise pour qu'il ose faire d'autres demandes à l'avenir.

Ce système a été créé dans plusieurs villages de notre territoire. Il y a eu des échecs (Courmangoux par exemple) et des réussites décrites ci-dessous.

Journans

Le covoiturage villageois a été lancé à Journans en 2016 pour dépanner un habitant empêché de conduire pour des raisons médicales. Une trentaine de conducteurs disposés à le conduire ont accepté d'inscrire leur adesse de courriel sur une liste de diffusion qui a été dénommée "Pierre qui roule". Cinq ans plus tard, la liste contient une centaine d'adresses, c'est à dire un habitant sur quatre. La liste utilise un logiciel libre et gratuit (framalistes). Un groupe WhatsApp a ensuite été créé et fonctionne avec 90 membres. Les deux outils fonctionnent en parallèle avec à peu près les mêmes inscrits. WhatsApp est maintenant le plus utilisé parce que les échanges y sont plus réactifs.

Créé au départ pour le covoiturage, le système s'est spontanément ouvert à de multiples formes d'entraide entre habitants et associations du village : prêt et don de matériel, achats groupés, demandes de coups de main, etc. Cette ouverture a rendu le système très dynamique (plusieurs échanges par jour) et cela a augmenté son attractivité. A présent, les nouveaux arrivants au village viennent spontanément demander leur inscription.

Les demandes de covoiturage ne sont pas très nombreuses (deux ou trois par mois). Elles sont généralement satisfaites avec parfois plusieurs réponses positives pour la même demande. Les rares échecs correspondent à des horaires atypiques (ex: retour de la ville un lundi à 15h ou un dimanche à 21h).

Simande sur Suran

En 2018, quelques habitants de Simandre, dont plusieurs élus municipaux, ont créé une liste de covoiturage villageois avec une trentaine d'adresses de courriel. Le démarrage a été relativement lent mais à présent (2022), la liste s'est étendue à 45 personnes. Les demandes de covoiturage sont nombreuses (de l'ordre d'une par jour) et elles sont généralement satisfaites. Un exemple montre que la liste a servi à créer un micro-groupe de covoiturage régulier.