Connexion utilisateur

Covoiturage: les connaissances

 

Une liste internationale des principaux systèmes de covoiturage de covoiturage est tenue à jour par une équipe de recherche suisse. On y trouve surtout des plateformes utilisées pour les déplacements interurbains (ex: Blablacar) et quelques systèmes de VTC (ex: Lyft). En ce qui concerne le covoiturage périurbain, les choses sont plus compliquées. Nous présentons ci-dessous

Études et enquêtes françaises

L’ADEME a fait réaliser en 2010 une étude sur le covoiturage et ses perspectives d’amélioration. Cette étude montre que les plateformes de covoiturages locales inscrivent en moyenne 0,5% de la population concernée avec des variations entre 0,2 et 1,4%. La proportion d’usagers inscrits qui covoiturent effectivement varie de 3% à 10%. Les jeunes sont plus enclins à covoiturer. Les usagers covoiturent principalement sur des trajets domicile travail,  pour   moitié   régulièrement   (plusieurs   fois   par   semaine)   et   pour   moitié occasionnellement. Ils sont majoritairement 2 par voiture et covoiturent sur des longues distances de l’ordre de 60 km. 

Dans une étude réalisée pour le PNR du Pilat, le cabinet Inddigo présente les résultats d’enquêtes françaises montrant la part du covoiturage dans les déplacements domicile-travail en fonction de la distance (tableau ci-contre). Il apparaît que le covoiturage patine quand la distance est inférieure à 30 km et décolle seulement au delà de 30 km.

En 2013, le Grand Lyon a réalisé deux enquêtes sur le covoiturage, l’une auprès d’un échantillon de 1000 personnes représentatives de la population urbaine et périphérique, l’autre auprès d’environ 800 personnes inscrites sur le site www.covoiturage-grandlyon.com et ayant accepté de répondre. La première enquête montre que 9 % des actifs ou étudiants covoiturent ou ont covoituré, et que 5 % le faisaient encore à la date de l’enquête, ce qui représente plusieurs dizaines de milliers de personnes. Seulement une toute petite partie des personnes qui déclarent covoiturer (4 %) sont inscrites sur la plateforme du Grand Lyon. Cela s’explique peut-être par le fait que beaucoup de gens covoiturent entre connaissances (famille, amis, collègues) mais la question n’a pas été posée. Il est également possible que les covoitureurs utilisent d’autres sites concurrents. Par ordre d’importance décroissante, les  usagers du site covoiturent à grande distance au-delà du périmètre du Grand Lyon (68%), puis du centre vers l’extérieur (17%), puis de façon tangentielle au centre (13%), et enfin de l’extérieur vers le centre (2%). La faiblesse de ce dernier chiffre traduit le fait que les trajets vers le centre sont très bien desservis par les transports en commun et très sujets aux embouteillages.

Une étude (0,2 Mo) réalisée en 2009 par l’université de Provence décrit une opération test menée sur la couronne périurbaine de la ville de Digne. Elle a porté sur 1085 trajets réalisés par les personnes inscrites. Le taux moyen de remplissage des voitures a été de 2,3 personnes. Le nombre des covoitureurs s’est élevé à 40% des inscrits dans les communes situées à moins de 15 km du centre et à 66% des inscrits dans les communes plus éloignées.

Études et enquêtes étrangères

De nombreuses études sont disponibles aux États-Unis mais beaucoup d’entre elles concernent le covoiturage sur les voies autoroutières réservées aux voitures ayant plusieurs passagers. Les connaissances ne sont donc pas facilement transposables en France.

On trouve des connaissances plus proches du contexte français dans une évaluation (0,3 Mo) de la plateforme de covoiturage de la région urbaine de Wellington (Nouvelle Zélande). Ce travail a montré que la proportion d’inscrits pratiquant le covoiturage était  passée de 12 à 30% au cours des trois premières années de fonctionnement du système. Dans le même temps, la proportion des inscrits déclarant covoiturer grâce au site est passée de 40 à 75%. Les deux tiers des équipages covoiturent au moins 4 fois par semaine. La durée de vie des équipages est élevée (40% dépassent un an) et les usagers qui arrêtent le covoiturage ne le font pas par lassitude.

Prospective sur le potentiel de covoiturage périurbain en France

Une étude (8,4 Mo) récente du Commissariat général au développement durable (CGDD) a estimé le potentiel du covoiturage pour les déplacements domicile-travail pour l’ensemble de la France. L’étude couvre sept types de trajets allant des trajets intra-urbains aux trajets purement ruraux. Une catégorie de trajets correspond à peu près aux trajets périurbains visés par notre site : ce sont ceux qui relient une commune rurale et une commune urbaine hors Ile de France. L’auteure de l’étude estime à 3,2 millions le nombre de français faisant ce type de trajet pour leur travail. Ils le font en moyenne 160 fois par an, dont ¾ de trajets directs et ¼ de trajets avec des arrêts en route (ex : courses, école), sachant que ces arrêts en route limitent les possibilités de covoiturage. Sur ces trajets périurbains, le taux de remplissage des voitures est de 1,084, c'est-à-dire qu’environ une voiture sur dix a plus d’une personne à bord. L’étude ne fait pas la distinction entre le covoiturage familial qui est certainement proche de son maximum et les autres covoiturages ayant en principe un potentiel de développement. Le potentiel de covoiturage est estimé en faisant une analyse très fine de la concordance des horaires, demi-heure par demi-heure et des hypothèses plus grossières sur les concordances de trajets. Selon l’étude, il n’y aurait pas de potentiel de croissance pour le covoiturage périurbain, notamment à cause de la diversité des horaires et des itinéraires !

 

Connaissez-vous d'autres études concernant le covoiturage en périphérie des villes ?

Si oui, merci de les signaler dans un commentaire ci-dessous 

Ajouter un commentaire

Filtered HTML

  • Les adresses de pages web et de courriels sont transformées en liens automatiquement.
  • Tags HTML autorisés : <a> <em> <strong> <cite> <blockquote> <code> <ul> <ol> <li> <dl> <dt> <dd>
  • Les lignes et les paragraphes vont à la ligne automatiquement.

Plain text

  • Aucune balise HTML autorisée.
  • Les adresses de pages web et de courriels sont transformées en liens automatiquement.
  • Les lignes et les paragraphes vont à la ligne automatiquement.
CAPTCHA
Anti Spam