Connexion utilisateur

Covoiturage

Comment faire du covoiturage quotidien sur de petites distances entre ville et campagne ?


Où en sommes nous à Bourg-en-Bresse ?

Utiliser un site de covoiturage

Les sites généralistes (ex : Blablacar) sont utilisés essentiellement pour des trajets à grande distance.

Actuellement, les sites dédiés aux déplacements locaux inscrivent peu de monde (0,5% de population concernée selon l’ADEME) mais ils peuvent mettre en relation des covoitureurs qui ne se connaissent pas. Une fois inscrits sur un site, une partie des usagers trouve un partenaire et covoiture effectivement. Cette proportion varie de 3 à 30% selon les sites. Les équipages se font le plus souvent à deux. La majorité des covoitureurs voyagent ensemble plusieurs fois par semaine mais pas tous les jours. Environ un quart des covoitureurs souhaitent faire des arrêts en route (école, course), ce qui implique des adaptations. La durée de vie des équipages est de l’ordre de un an. Finalement, le covoiturage fonctionne surtout dans la périphérie éloignée au delà de 30 km. Plus de détails.

Les sites de covoiturage des grandes entreprises inscrivent entre 2 et 33% du personnel. Parmi eux environ 10% parviennent à covoiturer. La longueur moyenne des trajets en commun est de 40 km (étude ADEME). Ce dernier chiffre confirme que le covoiturage intéresse surtout ceux qui habitent loin de la ville. 

Or dans notre étude sur le covoiturage en périphérie de Bourg en Bresse nous avons constaté que l'essentiel des déplacements se fait dans un rayon de 10-30 km autour du centre ville. Dans cette couronne où résident 60 000 habitants, le site de covoiturage local a inscrit environ 1% de la population mais les possibilités de trajets en commun sont très limitées et on peut penser qu'une vingtaine de personnes seulement ont effectivement covoituré grâce au site. Cela confirme la difficulté de promouvoir le covoiturage sur des petites distances, au moins dans sa forme actuelle.

Covoiturer en famille, entre collègues ou entre voisins

Le covoiturage se pratique spontanément en famille, entre collègues de travail et entre voisins. Celà représente 5 à 10% des déplacements périurbains.

Il est probablement possible de démultiplier cette forme d'entraide en l'organisant de manière simple à l'échelon local. C'est en tout cas ce que suggère la réussite de l'expérience conduite avec l'appui de la SNCF dans le périphérie de Brive (voir notre étude 0,7 Mo et un article plus récent)

Covoiturer avec un smartphone

Avec le "covoiturage dynamique" les passagers utilisent leur smartphone pour trouver un conducteur qui est déjà sur la route et qui va dans la direction souhaitée. A ne pas confondre avec les VTC (voitures de tourisme avec chauffeur style Uber) qui fonctionnent essentiellement en ville avec un usager par voiture et un prix comparable à celui des taxis. 

Nous faisons une veille sur les applications de mobilité utilisant le nouvelles possibilité du numérique. Pour le moment, aucune n'a encore fait ses preuves pour le covoiturage en périphérie des villesPar ailleurs, ces applications exigent un smartphone et la moitié seulement des français en possèdent un (en 2016), sans compter que certaines zones périphériques restent mal couvertes par la téléphonie mobile. Cette formule n'est donc pas une priorité dans nos réflexions actuelles.

Voir notre étude sur l'écomobilité numérique (2,4 Mo)

Marier le covoiturage et les transports collectifs ?

Dans une étude prospective sur les déplacements en périphérie de Bourg-en-Bresse, nous imaginons que chacune des dix principales routes reliant la ville et sa périphérie pourrait bénéficier d’une ligne de transport alternatif offrant un bon niveau de service, c'est-à-dire au moins deux passages par heure en période de pointe et un passage par heure de 5h à 22h. Ces lignes seraient desservies par des cars, des minibus et/ou de nouvelles formules de covoiturage qui sont en cours de test dans plusieurs villes en France et en Suisse. Pour encourager les conducteurs à jouer le jeu, ils recevraient des primes, éventuellement sous forme de facilités de stationnement en ville.

Ces lignes de transport alternatif formeraient le squelette d'un nouveau réseau d’écomobilité permettant des déplacements en trois étapes :
  • Depuis son lieu de résidence, rejoindre la ligne en voiture, en vélo, en vélo électrique, en covoiturage familial, en autostop ou en taxi social,
  • Puis emprunter la ligne de transport alternatif en direction de la ville,
  • À l’arrivée en ville, utiliser la marche, le vélo ou les bus urbains ... et inversement au retour.

 

Voir l'ensemble de nos propositions