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Leçons des expériences interrompues

Qu'est-ce qui a été appris (et où) ?

Commencer dans des zones appropriées ...

Etre attractif avec ...

Agir au bon niveau

  • initiative venant d'en bas et pas seulement d'en haut, de groupes d'usagers locaux et pas seulement des autorités publiques (Lille)

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Voir ci dessous le résumé des expériences de Floirac, Lille, Saint Etienne

Floirac

A Floirac, dans la périphérie de Bordeaux, un projet de stop organisé lancé en 2012 par la municipalité a échoué. « Pour rendre le réseau fiable on demandait aux gens d’apporter la carte grise et l’assurance du véhicule, leur carte d’identité, puis de signer un engagement », explique Jonathan Duvivier, chargé de l'agenda 21 à la mairie. Ce n’est pas grand chose mais le dossier a pu freiner la démarche. » Au total, Eco-stop n’a comptabilisé que sept inscriptions. « Le trajet proposé est faisable en bus et à pied, les gens avaient leurs habitudes, ils ne se sont pas appropriés l’idée », reconnaît le salarié.

TerraEco (2013) Le covoiturage a-t-il tué le stop?

Lille

Voici comment la presse relate la tentative (La Voix du Nord - 27/05/2012):

Ludovic Rempteaux rêvait de voir des panneaux vert et blanc, indiquant des zones d'embarquement, tout le long des principales routes qui relient les Quatre-Cantons au bout du bout de la Pévèle. C'est raté. Le système d'autostop encadré que le maire de Cobrieux voulait impulser depuis sa commune ne « prend » pas dans la Pévèle. Pas plus que dans le Carembault, où l'élu était aussi allé prêcher la bonne parole, il y a un an.

 « Voisins en auto partagée ». C'est, rappelons-le, le nom donné à ce système d'autostop venu de Belgique. Dans la région, il a été popularisé par l'association VAP-Nord-Pas-de-Calais, portée par des militants enthousiastes du Douaisis. Une association aujourd'hui dissoute, selon Ludovic Rempteaux après la perte de la subvention de la Région, son principal soutien. La Région a-t-elle décidé de mettre le hola faute de résultats probants ?

L'idée de l'association était d'impulser une dynamique en faveur de l'autostop, pour des trajets ponctuels sur des courtes distances, et ainsi éviter l'engorgement des routes. Le système faisait des piétons et des automobilistes des « vappeurs » dûment identifiés. Contre 5 €, le piéton disposait d'un kit avec un panneau de destination et un gilet de sécurité. Pour la même somme, l'automobiliste reçevait un autocollant à apposer contre son pare-brise. À ces sommes, s'ajoutaient cinq euros d'adhésion à l'association. Evidemment, la même personne pouvait être un jour piéton, et automobiliste le lendemain. Piétons et automobilistes signaient une charte et montraient leur carte lors de la prise en charge. Pas de rapport d'argent entre eux, mais rien ne les empêchait après de s'organiser ou de partager les frais, le lien glissant alors vers du covoiturage classique.

 VAP-Nord-Pas-de-Calais s'appuyait aussi sur les communes, à qui revenaient la mise en place et le financement des panneaux indiquant les zones d'embarquement.

Cobrieux, Cappelle... Ce sont les seules communes du secteur qui ont adhéré. Certaines s'étaient montrées intéressées mais elles ne sont pas allées plus loin. Si le maillage n'est pas dense, le système n'a aucune chance de marcher. Sinon, il est trop aléatoire... Il faut aussi que l'autostop entre dans les moeurs. Or, à Cobrieux, si le VAP a séduit d'entrée une quinzaine de personnes, depuis, c'est le calme plat. À Cappelle, depuis septembre, seuls le maire et la postière, qui s'était proposée pour faire le relais auprès des habitants, ont adhéré !

Pas mieux ailleurs. Ludovic Rempteaux se consolera peut-être en apprenant qu'ailleurs, ça n'a pas mieux marché. Dans le Douaisis, sept communes, situées entre la sous-préfecture et Cambrai, ont adhéré au VAP. Elles ont fait un flop. À Arleux, par exemple, pas un habitant n'a adhéré. Ce n'est pas faute d'avoir communiqué dans le journal municipal. « On a deux, trois adhérents, pas plus », explique Michel Courtecuisse, le maire de Cantin. Qui déplore qu'on ait coupé les vivres à l'association : « Elle commençait seulement à lancer la dynamique  ! » 

On relance demain ? « Je n'aime pas les échecs, et c'en est un », avoue Bernard Chocraux, le maire de Cappelle-en-Pévèle. Mais à la réflexion, je me demande si c'est approprié à notre territoire rural. Ça marche dans la proche banlieue de Bruxelles et des grandes villes belges, parce qu'il y a du monde sur les trottoirs... » Ludovic Rempteaux, lui, ne renonce pas. Il aimerait que le Pays pévélois soit maître d'oeuvre. « L'association dissoute est prête à lui léguer son ingénierie. » Le Pays pévélois... À moins que ce ne soit la future Grande Pévèle ?

Saint Etienne

En 2011-2012, deux lignes de covoiturage ont été créées dans un rayon de moins de 10 km au sud de St Etienne. Les conditions de départ étaient favorables : axes routiers situés en vallée et bien fréquentés, villages denses, transports en commun aux heures de pointe seulement, soutien associatif et bonne coopération avec les communes. L’autostop était déjà pratiqué, typiquement par des jeunes utilisant les transports en commun le matin et souhaitant rentrer chez eux en milieu d’après midi.

Malgré ces conditions favorables, peu de personnes se sont inscrites et les kits de covoiturage gratuits (brassard, badge, panneau) ont été peu utilisés. De fait, l’expérience n’a pas vraiment amplifié la pratique d’autostop qui existait auparavant. Cette déception est probablement due au fait que les usagers ont été freinés par l’obligation d’aller s’inscrire à la mairie, les avantages du kit n’étant pas suffisants à leurs yeux pour faire cette démarche un peu contraignante. Par ailleurs, la zone périurbaine concernée était trop petite pour faire une communication à grande échelle (deux communes de moins de 1000 habitants chacune).

Voir le texte complet de notre étude (0,1 Mo).